12/04/2008captations de concerts symphoniques ou comedies musicalesPour les réalisateurs en herbe, les cameramen amateurs, ou meme des monteurs qui sreaient interessés pour effecture des captations de concerts de musique de film, de comedies musicales, ou de grands concerts symphoniques, avec plusieurs cameras, et du montage passionnant derriere... Celà se fait souvent pour le cadre de l'association "Musique et toile", orientée musique.. pour le cinéma.
J'avais réalisé ca l'an passé, aux invalides.
Prochain concert (un concerto de piano, du Gospel, et du jazz), au Grand Rex mi juin.
Qui serait interessé ?
16/03/2008Paris 5eme arrondissementDécidemment, il y a de mauvaises habitudes qu'on ne changera pas dans quelques arrondissements parisiens. Combien de morts ont voté cette fois ? 09/03/2008Mais quelle tete de c...Je reve !
Pour ces élection municipales, ou on demande un minimum de finesse dans les analyses, ou en principe les résultats sont très dépendants des représentants locaux, on en arrive à entre des conneries du genre :
"pour le second tour, ne votez pas à gauche ! le seul programme de la gauche, sa seule volonté, c'est d'augmenter les impots locaux". Et tout ca avec un sourire carnassier douteux. Pas d'analyse précise, pas de commentaire, mais du populisme à deux balles, de la démagogie pour faire peur en caricaturant. Une honte.
Quel bouffon? Un certain Copé !! 28/02/2008Sarkozy, les sectes, les religions : une vieille affaire Antoine Vitkine réalisateur et écrivain, membre de la rédaction du Meilleur des mondes.
Liberation : lundi 25 février 2008
Par tempérament, sans doute, par stratégie, plus sûrement, Nicolas Sarkozy agit comme si rien ne devait résister au spectacle inlassablement mis en scène de son volontarisme et de son énergie. Peu de domaines sur lesquels il n’ait pas pris position, où il n’ait pas tempêté, rué dans les brancards. Etre partout, occuper tous les terrains, montrer aux Français que rien de ce qui les préoccupe ne lui est étranger, que la politique peut tout, autrement dit qu’il peut tout, voilà bien sa méthode. Si rien ne saurait lui échapper, pourquoi le sens de la vie, la mort, l’âme lui seraient-ils des terres interdites ?
Il serait pourtant erroné de penser que ses récentes déclarations, à Latran, à Riyad, et devant le Crif [Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr], les petites phrases distillées par son entourage, - en particulier les propos, pour le moins ambigus, de sa directrice de cabinet sur les sectes -, et la mise sur la sellette de la Miviludes [Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires] ne relèvent que de la stratégie et de la communication. Certes, pour un Président contesté et qui doit faire diversion, prendre position sur le terrain du religieux a au moins deux vertus : ces sujets créent de la polémique, le remettant ainsi au centre du jeu, et ils sont gratuits car l’au-delà est politiquement moins contraignant que l’ici-bas.
Penser cela serait grandement erroné parce que, sur ces sujets-là, Nicolas Sarkozy a le mérite de la constance, de l’ancienneté et de la conviction. Ce qui n’en est pas moins préoccupant.
«Au nom de quoi serait-il contraire à l’idéal républicain de se poser la question de la vie et de la mort ? Au nom de quoi ce sujet qui concerne chacun d’entre nous lorsqu’on va à l’enterrement d’un proche et qu’on se demande "pourquoi ?", au nom de quoi, ce sujet-là, on ne devrait pas en parler entre nous ? Ce sujet de la vie serait un sujet dont on parlerait dans toutes les familles, sauf là. On me dit il y a vie publique et vie privée. Pour moi, ce qui compte, ce n’est pas privé et public, c’est vie», proclamait ainsi Nicolas Sarkozy au cours d’un meeting de l’UMP, le 5 novembre 2004.
Il a détaillé ses convictions dans un livre, la République, les Religions, l’Espérance, paru en 2004, ouvrage qui s’insère dans une bibliographie dont les titres ont un étrange parfum d’encyclique ou de prêche ésotérique : Ensemble, Témoignage libre, Au bout de la passion : l’équilibre. Et s’il est vrai qu’un responsable politique écrit généralement la biographie d’hommes auxquels il voudrait secrètement qu’on le compare, alors le titre de son ouvrage sur Georges Mandel, le Moine de la politique, laisse songeur.
Dès les premières pages de la République, tout est dit : «Je considère que, toutes ces dernières années, on a surestimé l’importance des questions sociologiques, tandis que le fait religieux, la question spirituelle ont été très largement sous-estimées.»On remarquera, en outre, que cette phrase opère un étonnant rapprochement entre le fait religieux, phénomène social qui ressort de la sphère publique, et la question spirituelle, en principe exclusivement privée, elle.
Explication de texte, par l’auteur : «Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit la vie dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale.»
C’est à cette aune que l’on doit considérer ses critiques de la loi de 1905 ou, jadis, la création du CFCM (Conseil français du culte musulman) qui n’est, dans le fond, que la confusion volontaire entre croyants musulmans et personnes d’origine arabo-maghrébine.
Il faut évoquer la réception, en grande pompe, au ministère des Finances, il y a deux ans, de l’acteur Tom Cruise, dont personne n’ignorait alors qu’il était le porte-parole de la scientologie.
Il faut lire Sarkozy, toujours dans la République, les Religions, l’Espérance, lorsqu’il reconnaît «la légitimité de certaines des nouvelles religiosités», estimant que le mot secte «est parfois utilisé abusivement contre des mouvements spirituels nouveaux». Nouveau mouvement spirituel, ce qualificatif est précisément celui dont se réclame la scientologie, secte pourtant parmi les plus dangereuses, aux dires même des pouvoirs publics. Il est vrai, comme l’exprimera Nicolas Sarkozy, que les «sectaires» sont les autres, ceux qui ont fait de la laïcité une «laïcité de combat». Inquiétant dévoiement du sens des mots.
Le 21 juin 2005, selon l’AFP, alors ministre de l’Intérieur, il déclarait au cours d’une réunion publique : «On m’a soupçonné de vouloir instrumentaliser les Eglises. Je n’ai fait que constater que, lorsqu’il y a un prêtre ou un pasteur, dans un village ou un quartier, pour s’occuper des jeunes, il y a moins de laisser-aller, de désespérance, et finalement moins de délinquance. Aujourd’hui, nos quartiers sont devenus des déserts spirituels ! […] En quoi le fait d’espérer serait-il un danger pour la République ? […] Les religions sont un plus pour la République.» La récente petite phrase sur le curé et l’instituteur n’est pas un dérapage, ni une manœuvre sans lendemain d’un Président en difficulté : elle vient de loin.
Face à cela, les vieux réflexes anticléricaux sont d’un faible secours : Nicolas Sarkozy a moins d’appétence pour le clergé ou le catholicisme que pour la foi, la croyance sous toutes ses formes. Outre les menaces qui pèsent sur la laïcité à la française ainsi que sur les dispositifs de lutte contre les sectes, les fortes et anciennes convictions de Nicolas Sarkozy représentent un dangereux abaissement du débat politique, réduit à des opinions qui n’engagent à rien, à des invocations pieuses, à des promesses de lendemains qui chantent ou de surlendemains éternels.
On ne peut également s’empêcher de penser que la croyance et l’espérance, dont Nicolas Sarkozy parle avec constance, sont précisément les sentiments qu’il voudrait inspirer aux Français. «Pas de pouvoir sans croyance», disait Paul Valéry. L’exposition sans retenue de ses interrogations métaphysiques procède aussi de cette logique-là.
Qu’importent la réalité et ses contraintes, qu’importent les vicissitudes de l’action politique quand il suffit de croire. A cette logique, à laquelle les Américains sont habitués depuis longtemps, Nicolas Sarkozy voudrait accoutumer les Français.
Dans le fond, cela renvoie à ce formidable défi auquel notre société postmoderne, tout comme la société américaine, est confrontée ; comment avancer dans un siècle désenchanté, post-idéologique, où l’idée du progrès n’opère plus sans se briser contre deux écueils : celui d’un matérialisme à outrance, représenté par un consumérisme bling-bling, et celui de la tentation magique, incarnée par le repli religieux ? Ces maux jumeaux, qui se nourrissent l’un l’autre par un phénomène de compensation, se trouvent incarnés dans certains nombres de discours, d’attitudes et de pratiques du président de la République.
Cela est inquiétant, plus qu’une hypothétique «dérive monarchique». 26/02/2008La Gaule de bois"Le problème des phénomènes déprimants, c'est qu'ils peuvent finir par déboucher sur d'autres, plus déprimants encore. Je pense à l'affligeant paradoxe du moment : la relative prospérité en salles de l'impayable daube de ce nouveau siècle, le récent «Astérix aux jeux Olympiques».
Je ne reviens pas sur le film lui-même. Quoi que je puisse écrire de navré sur ce pensum, ce sera sans doute encore peu par rapport à ce que vous en pensez vous-même. Par ailleurs, l'affluence en salles peut s'expliquer de bien des façons extérieures à l'ouvrage lui-même. Songez au matraquage promotionnel que l'on a subi depuis trois mois, et qui a été mené avec la délicatesse d'un régiment chilien sous Pinochet. Passons sur les 1 250 plateaux de télé complaisants qui ont réussi à faire semblant de rire à la promo en boucle d'acteurs fatigués, la plupart de ces chaînes étaient coproductrices du film. Et notons juste ce chiffre faramineux de 22 millions d'euros de budget prévus pour la seule publicité de ce nanar. On sent que la production avait une grande confiance dans les qualités intrinsèques de son produit. D'un autre côté, cette promo elle-même aurait pu alerter. Vous avez vu sur quels axes elle a été faite ? Premièrement, on nous a vendu ce suspense insoutenable : «C'est-le-film le-plus-cher-de-l'histoire-du-cinéma-français, les spectateurs seront-ils assez nombreux pour que la production rentre dans ses frais ?» C'est sympa de nous prévenir. Avec Astérix, on n'achète plus un bon moment au cinoche, on bosse au retour sur investissement de Pathé (parle-t-on du Pathéthon ?), ça fait envie.
L'autre axe était mieux encore. Le metteur en scène Thomas Langmann l'a expliqué candidement dans toutes ses interviews : je ne pouvais pas faire un film qui ait trop de références françaises, comme celui d'Alain Chabat, parce que ce comique n'aurait pas été compris par les autres pays dans lesquels il a été lancé. De ce point de vue, notez, on peut le rassurer, son objectif est parfaitement atteint : le film est nul. C'est une valeur traduisible dans toutes les langues.
Le public a une autre excuse pour s'être rué sur ce désastre annoncé : toute la critique absolument unanime l'a assassiné et parfois assez drôlement d'ailleurs; je crois que c'est «la Marseillaise» qui a titré «Navet César», c'était excellent, j'en étais presque jaloux. Je ne plaisante pas. On connaît la chanson, on l'entend depuis des années : il suffit que la critique soutienne un film pour qu'il se casse la figure, c'est le drame du divorce du peuple et des élites, et patai et patata. Que voulez-vous ? Les gens ne croient plus que le fameux bouche-à-oreille. Le problème, c'est que celui-là a été encore plus ravageur. Allez voir les blogs, forums, chats qui parlent du film (« la honte du cinéma », «la daube du siècle») . Je n'en ai pas vu qui s'appelait «la Gaule de bois», mais c'est dommage, c'était l'idée.
Et pourtant, disais-je, que s'est-il passé ? Les gens sont allés, et continuent à aller en masse le voir. Sera-ce au-delà des prévisions, ou en deçà, passera-t-on les 10 millions ouïes 12 ? Je n'en sais rien. Je sais qu'au-delà de quatre spectateurs (les réalisateurs du film et leur mère) , ça m'aurait déjà semblé beaucoup. Et je n arrive à comprendre ce phénomène étonnant qu'en supputant cette bizarre impulsion nouvelle : les gens se ruent sur le film pour vérifier qu'il est aussi mauvais qu'on le dit. Je ne critique pas cette volonté, c'est la mode du moment. Voyez les cartons que font les bouquins sur Sarkozy. Hier encore on pensait que les gens les lisaient parce qu'ils étaient fascinés par le personnage. Au vu des sondages, on sait maintenant qu'ils les lisent pour comprendre à quel point ils le trouvent pathétique. Mais ce qui me fait peur dans ce mouvement, c'est ce qu'il nous annonce pour le cinéma à venir. Vous allez voir, dès le prochain navet surbudgetisé qu'on va nous sortir, les promoteurs du film ne vont plus se fouler à l'ancienne en essayant de faire croire qu'ils ont produit un pur chef d'oeuvre du rire dans l'ambiance familiale d'une grande aventure. Ils vont dire la vérité : le scénario est minable, les acteurs étaient à la ramasse, le metteur en scène est un caractériel, et le producteur, un radin qui ne pense qu'à son fric. Et le public, intrigué, charmé, se dira : un film encore plus mauvais qu'«Astérix» C'est tentant ! "
François Reynaert
Un texte comme d'habitude excellent de ce journaliste du Nouvel Obs.
Captation du Requiem Vauban aux InvalidesUn exemple de captation / réalisation dont je me suis occupé l'an passé (dans un cadre associatif / bénévole "Musique & Toile")
Création le 29 mars 2007 à Saint-Louis des Invalides (Paris) du Requiem Vauban (SANCTUS), commande de l'Association Vauban (www.vauban.asso.fr) pour les célébrations du Tricentenaire de la mort de Vauban (1707-2007). Compositeur : Enguerrand-Friedrich LÜHL. Orchestre : Ellipses, sous la direction de Philippe Barbey-Lallia. Choeur : Choeur en Seine. Production : Musique et Toile (Philippe Dupouy). 27/12/2007galete des rois et des reines ! Ahhhh j'ai trouvé mon roi pour la galette ici : le roi du pipot. si si, celui là il est trop fort. Parce que pipoter est une facilité du net (voir blog plus ancien), mais réinventer à chaque fois de nouvelles histoires, toutes différentes, c'est une belle mise en pratique de ses cours d'improvisation... 16/12/200725/11/2007Soirées à L'OkubiNan ?? c'est pas possible ! Juste à 50 m de chez moi !! Va falloir que je me remette à sortir. 13/11/2007De la "timidité" et de l'ésquive Gayienne :-))
L'humeur du jour est assez étrange.
Après avoir tenté la soirée célibataire au Tango, et observé le phénomène "petites annonces" autour des numéros collés sur nos torses (pas nus les torses :-)), je me suis interrogé sur la "timidité gay" relativement bien représentée.
Sur que la grande majorité voulait poser des annonces sur le ou les numéros qui leur plaisait mais ne l'ont pas fait. D'autres ont allumé, souri, et n'ont pas pour autant répondu ou contacté la personne qui leur avait alors écrit un mot.
Jeu ? Timidité?
On m'a expliqué qu'il y avait un nombre non nul de garcons sur GA qui m'avaient trouvé plutot mignon mais ne me l'avaient jamais fait savoir. Par contre, ils le disaient à des amis communs, en espérant sans doute qu'ils en parlent...
Timidité ? certainement ! Mais quel dommage...
Autre phénomene récurrent : le chat et ses petites lachetés.. (un dérivé de la timidité)
J'ai fait une petite étude durant 15j. Globalement, sur 10 personnes, 8 ne vont jamais vous dire que vous les intéressez pas, et vont, surtout, vous faire croire le contraire.
En souhaitant programmer une rencontre, puis en pretextant via une liste hallucinante de très bonnes raisons pour annuler, reporter (au mieux), vous planter sur place (nettement plus désagréable par temps froid ;-)).
Peur de blesser ? Indécision? timidité? ou tout simplement lacheté ?
Le même phénomene s'applique APRES la rencontre. Autant avant vous communiquez avec motivation, vous contactez tous les jours par tel, parfois durant des heures, partagez un apéritif.
Autant apres la rencontre (meme pas sexuelle)...
Silence radio. "je t'appelle tres vite pour te dire quand on peut se voir". "Oui je sais on devait se voir, mais là suis pas trop en forme, mais t'inquietes, on reporte", ou encore " aie c'est mon chat qui est pas bien, je vais pas pouvoir aller au ciné avec toi..."
Pas de réponses aux SMS, ou réponses à ceux qui n'engagent à rien (genre "comment vas tu ? bien et toi ?", puis si vous demandez quand on peut s'organiser un verre dans un bar... silence.
Et là par la suite il vous explique qu'en fait, du au boulot, il pouvait pas repondre au SMS. Au premier oui, au second (le plus génant) non ! C'est pas de chance quand meme... Suis je bete...
Quelques jours plus tard (ne pas mettre la pression, regle d'or !!!) : si vous avez le malheur de devenir plus insistant (et lourd), du genre : "bon écoute, tu sais il n'y a pas de problème, si tu as trouvé que le courant passe pas, dis le moi, on arrete, c'est pas un soucis. C'est rare qu'une rencontre soit positive des deux cotés. Aucun probleme".
Ou encore plus dur : "Bon, j'ai l'impression que tu m'évites là? on reporte depuis des mois, si tu veux pas dis le moi ! pitié, faisons simple".
Vous pouvez etre sur que l'on passera de la lâcheté à la mauvaise foi :
"Comment ? mais pas du tout, au contraire, j'ai tres envie de te revoir, que vas tu imaginer?"
Corolaire : Vous êtes sur le chat (le net, pas le minou ! pauv bete !) et précisez que vous gardez contact, mais là que vous allez fermer le dial, en coturant la conversation. Surtout en prenant bien garde de ne pas être agressif :
"Je te laisse, tu es dans mes contacts, si tu veux qu'on se voit, n'hesite pas à me recontacter, ca sera avec grand plaisir".
Vous faites ainsi comprendre que vous avez compris le truc, et qu'il faudrait arreter de vous prendre pour un neuneu...
Malheur à vous, vous venez de froisser l 'égo de votre interlocuteur, qui a coup sur, va
- soit respirer en se disant : ouf ! ca y est ! débarassé !! Vous n'aurez plus jamais de nouvelles
- soit réouvrir un dial, et partir sur une succession de diatribes ou discours du type
"Puisque tu le prend comme ca, je préfere qu'on arrete là de suite". Et cloturer le dial
Autrement dit, il a simplement repris la main, puisque vous lui avez donné l'occasion en cloturant gentillement le dial précédent.
Pour beaucoup, cette facon de faire est normale puisque basée sur le net, sur le fait qu'on n'ait pas à s'investir et surtout qu'on ai pas de comptes à rendre.
Il y a aussi le fait que ce n'est que du chat, et qu'apres tout on peut jouer, raconter n'importe quoi, peu importe.
Mais il y a sous jacent ce sentiment assez désagréable d'être pris pour un con, ou l'equivalent, que l'autre se croit vraiment bien plus malin que vous.
Certains me diront : et bien de quoi te plaints tu ? au moins tu sais qu'il en valait pas la peine !
Mais je crois que le pire dans tout ca, c'est de noter le pourcentage de personnes qui le font. Comme si c'etait obligatoire d'en arriver là.
Et je crois que le plus drôle par contre, c'est d'en faire la remarque autour de vous.
Et vous noterez que ceux à qui vous faites remarquer ce phénomene, qui comme vous seront les premiers à trouver ca "nul, lache !", beaucoup seront les premiers à le faire....
MAJ 16/11 : Voyez dans ce texte une conséquence à la déception du chat, un coté caustique. Le coté généralisé fait surement aigri. Mais.. c'est aussi une humeur. Passager donc... A ne pas globaliser ...
On me dit aigri. Parce que je rale sur ces comportements? Le net m'a permis de rencontrer mon (ex)) homme de ma vie avec qui je suis resté 10 ans. Vive le Net ! mais attention aux dérives faciles.
On me propose de m'adapter. Est ce à moi de m'adapter à cette "mediocrité", ou le contraire?
On me dit que j'enfonce des portes ouvertes, dois je les laisser sous silence (on dirait du Sarko là ! Oups !!)
06/11/2007Liberté de la presse... Et si nous en parlions.Un sujet très en vogue, notamment avec les élections que nous avons eu. Et il y a de quoi débattre.
A la télévision, combien de journalistes à vos yeux posent les bonnes questions, et retransmettent honnêtement les réponses?
Combien savent retrouver dans les archives les vrais propos de nos hommes politiques pour les mettre face à leurs contradictions?
Certains d'entre vous regrettent peut-etre Arrêt sur image et son peu de complaisance..
Peut etre connaissez vous John Paul Lepers, un gars que l'on retrouvait chez Karl Zéro, et dont les questions génantes faisaient accourir les autres journalistes, laches, qui récupéraient les réponses.
Un petit site bien sympa, vos impressions sont les bienvenues...
http://www.latelelibre.fr/
Seb
06/10/2007Double anniversaireQuelle sensation étrange. VOilà un an de plus. Un an durant lequel on se demande comment le temps a pu avancer si vite. Pas une année comme une autre, une année de deuil et un no man's land assez sinistre.
Le 6 octobre, un an de plus, et un an jour pour jour depuis la fin d'une belle aventure de 10 ans...
Un beau soleil, de doux sourires, et tout repart ! la vie est belle 08/08/2007Impressions de ChineDeux semaines de congé en Espagne, puis un départ imminent en Chine, pour le boulot (homologation de notre machine médicale).
Autour de moi, ce voyage, c'etait l'expérience unique à vivre, une chance inespérée, une jalousie reconnue...
Quelle surprise ! Arrivée à Pekin puis Wuhan, une des villes les plus chaudes de Chine. Pas loin de 40 degres, et surtout ... 95% d'humidité !!
L'horreur ! En 5 min, la chemise est bonne à etre changée.
Découverte au fil des jours de la mentalité chinoise locale. Les négociations qui n'en finissent pas, et surtout la parole donnée qui n'a aucune valeur. Le coté procédurier pire que notre administration, et surtout la peur de la décision prise, personne ne se mouillant.
Triste déception.
Direction Pekin pour la visite de la Cité Interdite. Pas mieux coté pollution (un brouillard là aussi, étrange), mais moins chaud.
La nourriture chinoise n'est pas évidente au premier abord. On est très loin de ce qu'on trouve dans nos restaurants (cuisine cantonaise). Pour simplifier ? de l'huile partout. Gras, sucré, pas toujours frais et propre.
Un poisson local aux 1000 arrêtes, une chair à la saveur... de vase...
L'hotel ? sympathique, mais dont les murs des chambres, la moquette, et surtout la clim, crachaient une épouvantable odeur de cigarette froide étouffantes. Nuits difficiles donc...
Ou est la propreté légendaire et la courtoisie des chinois ? Jamais je ne me suis fait autant bousculer, j'ai failli mourir en traversant les routes. Ici les voitures ne stoppent pas. Au mieux, sur un passage protégé, elles tentent de vous éviter.
A peine sorti de l'aéroport, nous avons écrasé un cycliste. Il semblait ne rien avoir, mais dur à dire... Le chauffeur de taxi n'ayant pas daigné s'arreter...
La cité interdite est ce qui reste d'ancien et historique. Elle vaut le déplacement. Les avenues alentours, avec les grands hotels de luxe et les tours à l'américaine, les grandes autoroutes multivoies, et les rues perpendiculaires... moins.
Le prix en boutique (même celles "chics" type Galeries Lafayettes) dépasse de loin l'équivalent francais (sauf pour les tee shirts). Il faut négocier. Soit.
Une fois l'heure passée à cette tache, on refuse de vous rendre la monnaie... Bah oui ! on vous propose deux ou trois produits en lieu et place. Bonheur.
Gare aux taxis, qui vous font faire le tour des "high ways" histoire de vous facturer 3 fois le prix normal, et finissent par simuler un "je ne comprend pas ce que vous me dites..." quand vous emettez quelque reserve.
Une expérience unique. Certes. Mais qui ne sera vraisemblablement pas renouvelée.
24/07/2007Tournage "Adore Colocataire"Mieux vaut tard que jamais, voici les photos du tournage du court :
Quelle expérience fabuleuse, autant de talents différents, complémentaires, sans qui un tournage est impossible.
Le genre d'activités qui, en cas d'une simple défaillance, devient impossible (imaginez l'ingé son malade...)
Encore une fois merci a tous, et a très vite pour de nouvelles expériences. 28/04/2007QG Sarko : a t on encore le droit de rentrer chez soiJ'habite cour des petites ecuries, à deux pas du QG de notre futur président.
Ce matin (un lapin..), en retournant chez moi, bloqué par les flics.
"Vous venez pour quoi ? Vous etes qui ?
- Moi ? bah j'habite ici
- Vous avez une preuve ?
- Non ma piece d'identité est chez moi, je la prend pas pour aller m'acheter des tomates. Le QG, c'est la rue d'à coté, c'est quoi cette repression ?
- C'est pareil pour tous les candidats-
- Ca je crois pas, habitant ici, je vois passer les dizaines de cars de polices, les CRS (qui ont chargé en plus contre des gens qui on sifflé au passage du convoi de luxe de Sarko).
- Bah c'est ainsi. Vos papier s'il vous plait...
- Je n'ai que ma Carte Bleue. La voici.
- C'est bon, ca ira....
"
Je reve !!!
Ca promet pour la suite 24/04/2007Besson : trop fort...Alors ca...
Je remplis rarement les blogs. Mais le texte de Besson qui cassait Sarko comme pas permis m'avait poussé à le mettre ici.
Quand on voit comment le gars s'est retourné, c'est fou quand meme.... 20/04/2007Bientot CEAUSESCU président ! ca commence a bien faireUn reportage vidéo réputé "Sarko Mot a mot", particulierement objectif, avec interrogations de psychologues, spécialistes politiques et sociaux, pdg, etc... vient de disparaitre du site qui le diffusait (il n'a par ailleurs jamais été diffusé sur le net).
http://www.betapolitique.fr/spip.php?breve0444
Très étrange...
Les pressions en tout genre et les menaces sur les journalistes et ceux qui s'ils ne sont pas avec Monsieur, sont donc contre (ca vous rappelle quelque chose ?) commencent à bien faire ! (RTL, France3, Libé...)
Dans un style assez proche, un article du site "indépendant" de John Paul Lepers" (excellent journaliste indépendant) sur une visite en banlieue, et deux visions du journaliste associé
"Seuls Canal+ et LaTéléLibre étaient présents lors de la sortie de Nicolas Sarkozy en banlieue, vendredi 13 avril près de Meaux. Les grandes chaînes avaient été tenues soigneusement à l'écart de cet évènement. Par contre, la télé de Nicolas Sarkozy (NSTV), était présente... Je vous propose de regarder le "reportage" qu'ils ont réalisé. J'ai mis du temps à me décider à écrire les lignes qui suivent, de peur de vous effrayer. Je pèse mes mots:
Avec ce reportage intitulé "Rencontre en banlieue dans le quartier Beauval de Meaux", nous sommes, je suis obligé de le dire, dans la grande tradition de la télévision soviétique des pires années Brejnev, ou de la télé de Nicolae Ceausescu. Pas de son direct, juste une image prétexte avec un commentaire dicté par le service de propagande.
Celui qui a réussi à faire virer Alain Genestar de Match et à mettre au pilon un livre sur sa femme Cécilia, sans compter les menaces contre la direction de France 3 et de nombreux journalistes, propose sur son site une compte-rendu de sa visite à, Meaux qui fait froid dans le dos. Regardez l'information signée NSTV, disponible sur Sarkozy.fr, (si quelqu'un a le nom de ce "journaliste", qu'il le donne!). MODIF DU MARDI 17 : Il s'agit de François de la Brosse, un publicitaire de 54 ans, proche ami du couple Sarkozy, qui a évincé les autres communiquants au mois de janvier dernier. Voir infos en bas.
Puis je vous propose un article et un reportage de LaTéléLibre, signé Allan Rothschild, journaliste subjectif certes, mais indépendant. A vous de choisir..."
http://johnpaullepers.blogs.com/john_paul_lepers_leblog/2007/04/telelibre_ou_te.html 10/01/2007L’inquiétante “rupture tranquille” de Monsieur SarkozyVotre avis sur le texte suivant ?
Introduction par Eric Besson
L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.
La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? Les partisans du candidat de l’UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l’approche, de l’élection présidentielle, une caricature injuste, exacerbée par l’approche de l’élection présidentielle.
Alors, convenons-en d’emblée. Nicolas Sarkozy sera, pour la gauche, un adversaire redoutable même si son palmarès électoral est bien moins riche qu’on ne l’imagine.
L’homme ne manque ni d’idées, ni de force de conviction, ni de capacité de séduction. Son énergie, son culot, son aplomb, son ambition, sa soif inextinguible de reconnaissance sociale et de pouvoir, sa résistance à l’adversité sont légendaires.
Son supposé « parler vrai » (parfois son parler crû mais lorsque Sarkozy est grossier, il dit parler comme les Français), son sens de la formule, son insolence étonnamment juvénile en font un « bon client » pour les média audiovisuels.
Avec Nicolas Sarkozy, ils capteront toujours un mot, une image, un clin d’œil, une provocation pour le sacro-saint « 20 heures ».
Orfèvre en communication méthodique et parfois impudique, l’homme a, de plus, su draper son implacable et froide quête du pouvoir dans une toge glamour (Nicolas-la-star-amie-des-stars y compris de celles dont l’exemplarité est discutable) sans laquelle il ne saurait –nous dit-on- y avoir de « saga politique » digne de ce nom.
Ce « sarko-show » est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats » n’a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d’un médiocre ministre de l’économie et des finances ou ceux d’un ministre de l’Intérieur survolté mais peu efficace : les violences faites aux personnes n’auront cessé d’augmenter en dépit de ses communiqués triomphants.
Mais l’échec n’atteint que rarement notre héros. Le plus souvent parce qu’il le noie dans le mouvement perpétuel : chaque fois qu’il se trouve en difficulté ou se voit obligé de se justifier de son action, le candidat de l’UMP se saisit d’un fait divers pour enfiler la combinaison qu’un Le Pen laisse parfois au vestiaire de « celui qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Un jugement à l’emporte-pièce, une provocation suivie d’une polémique, le tout conclu par un sondage qui démontrerait que Sarkozy a les élites contre lui mais le peuple avec lui et le tour est généralement joué.
En cas de nécessité, si provocation et écran de fumée ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy actionne le parachute de secours, celui de la défausse. Car celui qui se décrit comme un pieux catholique n’aime rien tant que battre sa coulpe sur la poitrine des autres : il n’est, par essence, jamais responsable. Ses erreurs, ses échecs ? C’est toujours la faute des autres. Non à Voltaire, rarement cité, mais à Chirac, à Raffarin, à Villepin etc, cibles sarkozyennes dont on se gardera cependant ici de prendre la défense véhémente. Ou en dernier ressort la faute aux juges. Glissements progressifs du volontarisme du Ministre de l’Intérieur. En 2002, il suffisait de lui donner les rênes de la police et de le laisser libre de mettre en œuvre une répression salutaire pour que l’insécurité soit enrayée. En 2006, le Ministre de l’Intérieur confesse son impuissance : son action remarquable est entravée par le laxisme des juges. Une seule conclusion s’impose : la vraie vie, celle de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais aussi celle de la France, ne commencera qu’après son accession à l’Elysée. Ce document a le grand défaut de s’intéresser encore à la « France d’avant », celle où Nicolas Sarkozy peut encore être jugé sur ses actes et sur ses intentions déclarées, alors que lui ne se consacre plus qu’à la « France d’après », celle d’après le sacre selon lui annoncé.
Concurrent redoutable, donc, mais aussi respectable, citant ses sources d’inspiration, assumant jusqu’à l’automne 2006 tout à la fois son ambition et sa volonté de « rupture » avec un modèle français supposé exsangue, qu’il n’a cessé de caricaturer pour mieux le vilipender.
Le fait qu’au moment d’entrer en campagne électorale, lucide quant aux craintes que son tempérament et son improbable oxymore de « rupture tranquille » fait naître, Monsieur Sarkozy ait choisi de brouiller les pistes et de s’adresser à la « France qui souffre » ne doit pas faire illusion. L’infléchissement des discours indique seulement qu’après avoir été, avec l’appui (qui l’eût dit !) de François Fillon le fossoyeur du gaullisme social, le candidat de l’UMP s’est attaché provisoirement la plume –au demeurant talentueuse- d’un Henri Guaino que l’on avait déjà connu ardant dénonciateur de la « fracture sociale » en 1995. Le vernis ne tiendra pas. Car l’homme qui se dit pragmatique est d’abord un idéologue.
Respecter Nicolas Sarkozy, c’est se frotter à ses mots, à ses concepts, à leurs racines. L’homme n’est avare ni de discours, ni d’écrits. L’explorateur devra d’abord débroussailler l’accessoire : une littérature abondante consacrée au culte de soi, caractéristique d’un ego largement plus dilaté que la moyenne déjà élevée de ceux des hommes politiques ; il ne se laissera pas davantage abuser par ses revirements tactiques : le « pragmatisme sarkozyen » se nourrit de revirements spectaculaires comme en témoigne son reniement dans le dossier de la fusion Suez-GDF : après avoir s’être très solennellement engagé à ce que l’Etat ne privatise jamais GDF, le prétendant de la droite à l’Elysée n’aura pas attendu deux ans pour se révéler parjure !
Il nous faudra donc prendre Nicolas Sarkozy aux mots, aux idées, sans jamais nous livrer à des attaques personnelles –ce document n’en contient pas- et nous écartant des caricatures réductrices : « Sarko-facho » est un slogan à la fois stupide et contre-productif, car s’il est un danger pour une certaine conception de la République française laïque et sociale, Sarkozy n’est pas un danger pour la démocratie française en dépit d’une relation aussi « amicale » qu’intéressée et exigeante avec les propriétaires des grands médias français et d’une conception très particulière de la fonction ministérielle : Sarkozy n’a-t-il pas justifié auprès de ses proches au printemps 2004 son retour au Ministère de l’Intérieur par souci de se protéger des attaques … de sa propre famille politique en vue de sa future campagne présidentielle ?
Disons le clairement : le procès objectif que l’on peut instruire contre l’idéologue engagé en politique qu’est Nicolas Sarkozy est suffisamment lourd et digne de débats passionnés pour qu’il ne soit besoin de l’affubler –et l’affaiblir- de fantasmes ou de procès d’intention.
Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien « libéral, atlantiste et communautariste » mais qu’il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo-conservateur américain à passeport français.
Libéral, il l’est assurément depuis toujours et profondément. Mais contrairement à la légende qu’il entretient le candidat ne l’assume pas franchement et préfère se retrancher derrière des mythes.
Plutôt que de dire explicitement qu’il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préférera affirmer qu’il souhaite, par exemple, que « celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire ». Ce qui, pris au pied de la lettre signifie que ce ne serait plus le chef d’entreprise mais le salarié qui fixerait son temps de travail ou que tout salarié à temps partiel serait en droit d’exiger de travailler à plein temps ! Sarkozy-le-libéral sait que la France ne l’est pas. Ou plus exactement il a tiré de l’expérience de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 la conviction que le libéralisme pur ne pourrait jamais concerner plus d’une dizaine de pourcents d’électeurs.
Le libéralisme de Sarkozy s’est donc mué en libéralisme « populaire ». A Georges W. Bush, Nicolas Sarkozy ne s’est pas contenté d’emprunter les slogans ou la mise en scène (ah, cette intronisation du président de l’UMP avec un décor calqué sur celui de la campagne de
Bush …). Il lui a pris la méthode : « parler des problèmes des gens », à défaut d’avoir la moindre idée de la façon de les résoudre. Se servir des mots pour prétendre panser les maux. Décrire ce que l’on est incapable de guérir. Diagnostic claironné …, inefficacité à moitié pardonnée. Ainsi, en 2003, l’éphémère Ministre de l’Economie et des Finances se targue t-il de prendre en charge la « menace des délocalisations » et de répondre à l’angoisse -réelle- des Français. Un plan de « relocalisations » est annoncé en grande pompe, il n’aura aucun effet, l’emploi industriel restera le grand perdant de la législature mais peu lui chaut : Nicolas Sarkozy estime qu’il a « préempté le débat » et que les Français savent désormais qu’avec lui les délocalisations trouveront à qui parler …
A « W », le très libéral Nicolas Sarkozy aura aussi emprunté l’obsession de la fin de l’impôt progressif. L’emballage paraît toujours frappé au coin du bon sens : « éviter la fuite des capitaux » pour démanteler l’impôt de solidarité sur la fortune dont la suppression est pourtant étrangement absente du programme de l’UMP, « permettre à ceux qui travaillent d’en tirer les fruits » pour porter une réduction de l’impôt sur le revenu qui n’aura pleinement profité qu’aux 10 % des Français les plus aisés, accéder au vœu des Français de « transmettre leur patrimoine à leurs enfants à la fin d’une vie de labeur » pour mettre en œuvre la réforme de la taxation des donations et successions la plus inégalitaire jamais conçue !
Le libéralisme de Nicolas Sarkozy n’est ni la facette la plus originale -tous les libéraux du monde tiennent son discours- ni la plus inquiétante : on plaidera volontiers qu’une démocratie moderne a besoin de deux pôles, libéral-conservateur d’un côté, réformiste-progressiste de l’autre et que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses faux-semblants partiels a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social.
Son atlantisme forcené, sa très grande complaisance pour ne pas dire sa fascination à l’égard de la politique extérieure de Georges Bush sont autrement plus graves.
N’acceptons pas l’écran de fumée que dresse « Sarkozy l’américain », formule qu’il revendique et dont il s’est dit « fier » lors de deux voyages aux Etats-Unis, en 2004 et en 2006.
Sarkozy se veut « l’ami des américains ». Pourquoi pas ? Qui se voudrait « l’ennemi des américains » ? Qui n’éprouve de la reconnaissance pour l’engagement qui fut le leur pour nous délivrer du joug nazi ? Qui refuse de lutter contre le terrorisme ? Qui n’est pas orphelin des Twin Towers ? Qui échappe à la dialectique attirance-rejet que suscite en chacun de nous un « American way of life » dont nous avons appris à connaître la grandeur autant que les servitudes ?
Mais ce qui pose problème, et qui doit faire débat en cette année 2007, c’est l’allégeance aveugle à une politique dite de lutte contre le terrorisme absurde et inefficace dont la guerre en Irak est la plus sanglante illustration.
On verra plus loin que dès 2004 les silences de Sarkozy sur l’intervention américaine en Irak autant que ses déclarations d’amour aussi naïves que déplacées envers « la musique et les films américains » avaient semé de trouble.
Mais ce n’était rien au regard de l’extravagant voyage du Ministre de l’Intérieur en septembre 2006. Le spectacle d’un candidat à la présidentielle supposé issu de la famille gaulliste quémander un rendez-vous dans un bureau attenant à celui du Président des Etats-Unis, dans l’espoir finalement exaucé, de rencontrer quelques minutes le grand homme, lui arracher une photo immortalisant l’instant et l’exhiber comme un trophée est un spectacle pénible pour tout Français nourri au lait de la « grandeur de la France » et de son « message universel ». Mais entendre un candidat majeur à la Présidence de la République critiquer aux Etats-Unis la politique étrangère -en l’espèce justifiée- et « l’arrogance » de son pays est proprement insupportable.
Tous les journalistes américains ont alors souligné la tonalité étonnamment farouchement « pro-américaine » et « pro-Bush » des propos de Monsieur Sarkozy, certains faisant remarquer non sans malice que le Ministre de l’Intérieur français s’était révélé plus ardent défenseur de la politique de Bush que beaucoup de parlementaires républicains eux-mêmes, troublés par les échecs à répétition des initiatives de leur dirigeant sur la scène extérieure, échecs qu’après une sévère défaite électorale Bush lui-même devra reconnaître fin 2006.
Dans une dépêche du 13 septembre 2006, l’AFP rapporte que selon un expert de la Brookings Institution cité par le Washington Post, « Sarkozy a eu le genre de rhétorique que l’on aurait attendu d’un responsable de l’administration Bush » !
Quant au Canard Enchaîné du 20 septembre 2006, il prête à Jacques Chirac -exceptionnellement cité ici- les propos suivants « Sarkozy a multiplié les maladresses aux Etats-Unis. Il s’est totalement aligné sur la politique américaine et sur Bush ( …) Bien loin du gaullisme et même des grandes traditions politiques et diplomatiques françaises ».
Libéral, atlantiste … et, toujours plus grave, communautariste.
C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel.
De ce point de vue le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l’avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l’UOIF, favorisé l’ascension médiatique de Tarik Ramadan, fait preuve d’une étrange bienveillance à l’égard des sectes allant jusqu’à recevoir en grande pompe l’un des prosélytes le plus célèbre de l’église de Scientologie, l’acteur Tom Cruise.
Coupables écarts ! Erreurs isolées ? Non. Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se livrer à un cynique marketing confessionnel à visée électorale. Comme Georges Bush, son action est théorisée : il compte sur les religions, toutes les religions y compris « fondamentalistes » et souvent « intégristes » pour réguler la vie en société, encadrer les jeunes et ramener l’ordre dans les quartiers.
On verra donc, tout au long des chapitres qui suivent où est la vraie source d’inspiration du candidat Sarkozy.
Elle n’est pas, ce serait respectable, authentiquement libérale (le libéralisme de Sarkozy empreinte à Hayek ou Friedman, pas à Tocqueville ou Aron). Elle enterre le gaullisme autant que l’héritage laïque et républicain.
La vraie Bible de Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conservatrice américaine.
Son vrai modèle ? Georges W Bush.
Plusieurs journalistes français ayant accompagné le Ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis en septembre 2006, ont raconté l’anecdote suivante. On demande à Nicolas Sarkozy en quoi il se différencie de Georges Bush. La réponse fuse, mélange d’humour à l’américaine, de fausse modestie et de provocation : « il a été élu deux fois Président. Moi pas ».
Il s’agit certes, d’une boutade. Révélatrice, cependant. Spontanément, Nicolas Sarkozy ne voit rien qui le distingue de Georges Bush. Sauf que l’un a gagné deux fois une élection présidentielle. Et l’autre pas. Pas encore ? Nous voilà prévenus …
Eric Besson 04/01/2007Ecrire a mon lapinou
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26/12/2006Court métrageBon à la demande générale, je me lance dans les blogs. En commencant par mon court métrage (très moyen, mais... le premier).
Un grand merci pour vos commentaires (positifs ou non, mais dans tous les cas, constructifs).
(film en grand format, et générique complet : http://www.vidalie.net/court/court.html)  |
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